Août 122016
 


La dernière ronde est un roman d’un auteur français, Ilf-Eddine, qui vous plongera dans l’univers des échecs à travers les souvenirs et les pensées d’un joueur d’origine russe, qui participe à ce qui sera peut-être son dernier tournoi…

Résumé du roman

Un joueur d’origine russe, maintenant septuagénaire, participe à un tournoi qui sera peut-être sa dernière chance de briller dans sa carrière. A travers ses pensées et ses souvenirs, il nous racontera sa carrière, avec ses joies et ses déboires, et nous fera part de la tension grandissante au fil des rondes du tournoi. Arrivera-t-il à son but ? Parviendra-t-il à remporter la dernière ronde ?

L’auteur

Ilf-Eddine est né en 1976 à Paris. Il est le fils de l’universitaire et écrivain franco-algérien Jamel Eddine Bencheikh. Après des études de sciences politiques, Ilf-Eddine fait le choix de travailler dans la coopération internationale, dans différents pays du monde (Liban, Vietnam, Cambodge, Roumanie). Depuis 2011, il est directeur-adjoint de J-PAL Europe, laboratoire d’action contre la pauvreté, et il partage son temps entre l’Italie et la France.

Il est l’auteur de :

  • Carrefour des fuites (Mercure de France, 2001), nouvelle, lauréate du Prix du Jeune écrivain 2001 ;
  • Sept figures de toi partant (Editions Manucius, 2008), texte ouvrant un recueil collectif d’hommage à son père ;
  • La dernière ronde (Editions Elyzad, 2011), finaliste du Prix des cinq continents de la Francophonie 2011.
  • Quelques mois d’une France lointaine (Editions Globophile, 2016)

Pourquoi j’ai aimé ce roman

J’ai beaucoup aimé ce roman court et bien écrit, pour toutes les facettes du jeu d’échecs qu’il nous présente:

L’importance du jeu d’échecs dans l’Union Soviétique des années 70

Anatoly Karpov à Tilburg en 1977

Anatoly Karpov à Tilburg en 1977

A travers les souvenirs du narrateur, l’auteur nous plonge dans le monde des échecs soviétiques d’après-guerre, du titre de champion du monde de Botvinnik en 1948 jusqu’aux débuts de Kasparov. Après avoir espéré un moment pouvoir prétendre au titre de champion du monde, le narrateur deviendra secondant d’Anatoly Karpov, choisi par la Fédération Soviétique pour reprendre le titre de champion du monde à l’américain Bobby Fischer, et chargé plus tard de le conserver face au dissident Viktor Korchnoï. A travers cette histoire, c’est toute une page de l’histoire des échecs que nous pouvons découvrir.

Les coulisses d’un tournoi important pour un champion d’échecs

A travers le récit du narrateur, Ilf Eddine nous fait également découvrir les coulisses d’un tournoi: la préparation du champion avant la partie (doit-il jouer son ouverture habituelle ou essayer de surprendre son adversaire ?), l’arrivée à la salle de jeu, les minutes qui précèdent le lancement de la ronde, le début de la partie, le premier café que le joueur s’octroie au sortir de l’ouverture, l’analyse après la partie. Notre champion connait des hauts et des bas durant le tournoi, comme il en a connus au cours de sa carrière, et le lecteur suit son état d’esprit au fil des rondes, jusqu’à la ronde critique, la onzième et dernière ronde.

Les réflexions du champion pendant ses parties

Enfin, les réflexions du champion pendant la partie sont détaillées au point que l’on pourrait presque suivre ses coups et ses analyses sur un échiquier: doit-il pousser tel pion au risque de céder telle case ? Quel plan choisir à ce moment critique de la partie ? Au cours de ses réflexions, le champion soviétique nous distille de nombreux conseils:

Aucun choix aux échecs n’est indolore: tous les coups ont leurs inconvénients [quelque chose que j’enseigne également sur ce site dans ce cours], et l’art d’un champion est d’estimer avec justesse si les possibilités offertes l’emportent sur les affaiblissements induits – en gardant en tête que, si l’on veut gagner une partie, si l’on veut introduire sur l’échiquier assez de déséquilibre pour rompre le cheminement normal vers la nulle, il faut accepter de risquer la défaite.

J’ai pu contacter l’auteur, qui m’a expliqué ce qui l’a amené à écrire ce roman:

J’avais envie d’écrire une histoire assez simple, sur un domaine que je connaissais bien. Je n’étais pas très convaincu de la façon dont la littérature avait traité le thème des échecs (souvent sous l’angle de la pathologie mentale), et je pensais pouvoir décrire la réalité de ce milieu et essayer de rendre les mécanismes du raisonnement échiquéen.

Je l’ai également interrogé sur son inspiration:

Mon héros est totalement fictif, ce qui me permet de le faire se déplacer sans crainte d’erreur dans l’URSS des années 50-70 et dans la France des années 80. Je n’ai aucun lien avec le club de Montpellier mais je voulais faire un clin d’œil en forme d’hommage à J-C Loubatière, que j’avais eu l’occasion de rencontrer à la fin des années 90. Bien sûr, l’extraordinaire aventure des échecs soviétiques occupe une place majeure dans mon livre, mais la métamorphose des échecs français entre l’amateurisme des années 70 et l’émergence des Lautier-Bacrot-MVL 20 à 30 ans plus tard, c’est intéressant aussi.

Que vous soyez un joueur d’échecs confirmé ou que vous découvriez seulement ce jeu, La dernière ronde vous plongera ainsi avec délices dans l’univers passionnant des échecs.

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Photos: la photo d’Anatoly Karpov est tirée de Wikimedia Commons, où elle a été placée par Nationaal Archief, les archives d’État des Pays-Bas, et Spaarnestad Photo dans le cadre d’un partenariat.

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