Fév 012017
 

Quelle est la plus longue partie d’échecs jamais jouée ? Quel joueur a remporté le plus de tournois ? Quel joueur a remporté le plus de victoires dans un championnat national ?…

Découvrez dans cet article tous les records aux échecs !

Cet article est une traduction de la page wikipedia List of world records in chess, réalisée par mon fils Nicolas, à laquelle j’ai ajouté des illustrations et la possibilité de télécharger les parties.

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Records de durée des parties

Partie la plus longue

La plus longue partie d’échecs en tournoi (en terme de coups) à avoir jamais été jouée est celle opposant Nikolic à Arsovic, en 1989 à Belgrade, qui compta 269 coups et dura 20 heures et 15 minutes, et qui finit sur un match nul. Lorsque la partie fut jouée, la FIDE avait modifié la règle des cinquante coups pour permettre de jouer cent coups sans prise de pièce, et la situation de Nikolic et d’Arsovic se termina en finale de Fou et Tour contre Tour. Depuis, la FIDE a abrogé cette modification de la règle. Partie Nikolic - Arsovic, Belgrade 1989

Position finale de la partie Danin - Azarov

Position finale de la partie Danin – Azarov

La plus longue partie décisive en tournoi est celle opposant Danin à Azarov, en 2016 à Turnov, que Danin remporta en 239 coups. Au cours de la 9ème ronde de la THT Extraliga (la plus importante ligue tchèque), Danin avait besoin de gagner sa partie pour finir sur un match nul de 4:4. Bien qu’il y parvint, son équipe (la TZ Trinec) fut reléguée de la première place de la ligue à la dernière. Partie Danin - Azarov, Turnov 2016

La deuxième plus longue partie décisive en tournoi est celle opposant Fressinet à Kosteniuk, en 2007 à Villandry, que Kosteniuk remporta en 237 coups. Les 116 derniers coups furent une finale de Fou et Tour contre Tour, comme dans la partie opposant Nikolic à Arsovic. Fressinet aurait pu demander le nul dans la durée des cinquante premiers coups, mais il ne le fit pas car aucun des deux joueurs ne comptait les coups, la partie étant une partie rapide. Plus tôt dans le tournoi, Korchnoi avait avec brio rappelé la règle d’avoir le droit de demander le nul contre Fressinet ; les arbitres rejetèrent l’argument de Fressinet selon lequel Korchnoi n’en avait pas le droit sans avoir compté les coups. Fressinet, ayant apparemment voulu demeurer consistant, n’essaya pas de demander le nul contre Kosteniuk lorsqu’il se trouva dans la même situation. Partie Fressinet - Kosteniuk, Villandry 2007

La plus longue partie à avoir été jouée au cours d’un championnat du monde est la 5ème partie du match opposant Korchnoi à Anatoly Karpov, en 1978. Le 124ème coup de Korchnoi, avec les Blancs, mena au pat. Partie Korchnoi - Karpov, Baguio 1978

Ces records dans des parties réelles sont bien loin de la longueur théorique maximum d’une partie d’échecs.

Partie la plus courte

Le plus petit nombre de coups requis pour faire échec et mat est de deux, en un mat appelé le mat du sot:

ou des variantes de cela. On sait que cela s’est produit dans des parties d’amateurs. ChessGames.com donne la partie opposant L. Darling à R. Wood, ayant eu lieu en 1983, qui fut publiée un 1er avril dans le magazine Northwest Chess (1. g4e6 2. f4??  Dh4#). Bill Wall a listé trois autres parties qui se terminèrent sur un mat des Noirs au 2ème coup, en plus de la partie de Darling et Wood. Dans une partie à handicap dont le joueur le plus fort démarra avec un pion en moins et possédant les Noirs, les Blancs firent mat au 2ème coup : W. Cooke-R___g, durant le tournoi du Cape Town Chess Club handicap, en 1908 (le pion f avait été enlevé) 1. e4 g5?? 2. Dh5#. La même partie avait été jouée précédemment entre Leeky et Mason, en 1867 à Dublin.

La plus courte partie décisive à avoir jamais été jouée entre maîtres, qui fut déclarée par la position sur l’échiquier (c.a.d non par forfait ou contestation) est celle opposant Z. Dordevic à M. Kovacevic, en 1984 à Bela Crkva. Elle ne dura que trois coups:

Cela fut répété durant la partie opposant Vassallo à Gamundi, en 1998 à Salamanca (dans un certain nombre d’autres parties, les Blancs continuèrent à jouer après 3…Da5+, gagnant ou finissant occasionnellement sur un nul).

Il existe de nombreuses parties gagnées par forfait (qui peuvent se rapprocher de défaites en zéro coups, techniquement), les exemples les plus notables étant la 2ème partie du championnat mondial de 1972 entre Boris Spassky et Bobby Fischer, où Fischer déclara forfait, et la 5ème partie du championnat mondial de 2006 entre Vladimir Kramnik et Veselin Topalov, où Kramnik déclara forfait. Une partie opposant Fischer à Oscar Panno, jouée en 1970 à la Palma de Mallorca Interzonal, consista en 1. c4 abandon. Panno refusa de jouer pour protester contre la décision des organisateurs de reporter la partie après avoir accédé à la demande de Fischer de ne pas jouer durant le Sabbath. Panno ne se présenta pas alors que la partie était sur le point de commencer. Fischer attendit dix minutes avant de jouer son coup et alla chercher Panno pour le convaincre de jouer. Cinquante-deux minutes s’écoulèrent sur la pendule de Panno avant qu’il arrive devant l’échiquier et abandonne (à l’époque, une absence de soixante minutes entraînait le forfait).

Hou Yfan en 2007

Hou Yifan en 2007

D’après les règles récemment instituées par la FIDE, un joueur qui arrive en retard pour le début de la ronde perd la partie, tout comme pour un joueur dont le téléphone portable sonne dans la salle du tournoi. Cette règle fut mise à l’œuvre la première fois en 2009 au Championnat chinois où Hou Yifan perdit par forfait pour être arrivé cinq secondes après le début de la ronde. Cette règle fut également utilisée plus récemment à l’encontre d’Aleksander Delchev qui perdit par forfait contre Stuart Conquest après son coup 1. d4 en 2009 au Championnat par équipes européen.

Le grand maître allemand Robert Hübner perdit également une partie sans jouer un seul coup. Au cours du Championnat par équipes du monde étudiant, en 1972 à Graz, Hübner joua un coup et proposa le nul à Kenneth Rogoff, qui accepta. Cependant les arbitres insistèrent pour que des coups soient joués, ce qui entraîna que les deux adversaires jouèrent les coups ridicules suivants:

Les arbitres décidèrent que chacun des deux joueurs devait présenter des excuses et jouer une vraie partie à 19h. Rogoff se présenta et s’excusa ; Hübner n’en fit rien. L’arbitre démarra la pendule de Hübner, et après une heure Rogoff fut déclaré vainqueur. Wang Chen et Lu Shanglei perdirent chacun une partie dans laquelle ils ne jouèrent aucun coup. Ils acceptèrent le nul sans jouer en 2009 au Tournoi International d’Open d’Echecs de Zhejiang Lishui Xingqiu Cup, qui se tint à Lishui, dans la province du Zhejiang, en Chine. L’arbitre en chef déclara que chacun des deux joueurs avait perdu la partie.

Il est possible qu’une partie se termine en match nul après n’importe quel nombre de coups, et même sans coups du tout, si les officiels du tournoi ne s’y opposent pas (contrairement à ceux à Graz et Lishui). Selon le site ChessGames.com, au tournoi de 1968 à Skopje-Ohrid, Dragoljub Janosevic et Efim Geller acceptèrent le nul sans jouer un seul coup. Tony Miles et Stewart Reuben firent de même lors de la dernière ronde du tournoi de Luton en 1975, « avec la bénédiction de l’arbitre », afin de s’assurer respectivement les 1ère et 2ème places.

Partie la plus courte au cours d’un championnat du monde

Position finale de la 8e partie du match Anand- Gelfand 2012

Position finale de la 8e partie du match Anand- Gelfand 2012

Comme mentionné plus haut, Fischer (en 1972) et Kramnik (en 2006) déclarèrent forfait tous les deux au cours d’un championnat mondial sans jouer un seul coup.

Si l’on excepte ces parties non jouées, la partie la plus courte au cours d’un championnat mondial fut la 21ème partie du championnat du Monde d’échecs, en 1963, opposant Mikhail Botvinnik à Tigran Petrosian. Les joueurs s’accordèrent sur un match nul après le 10ème coup des Blancs (Petrosian).

La partie décisive la plus courte au cours d’un championnat mondial, autre que les deux parties par forfait mentionnées ci-dessus, est la 8ème partie du Championnat Mondial de 2012, opposant Viswanathan Anand à Boris Gelfand. Gelfand abandonna après le 17ème coup d’Anand, 17. Df2. Partie Anand - Gelfand, Moscou 2012

Partie la plus courte terminée par un pat

La partie la plus courte terminée par un pat, imaginée par Sam Loyd, se compose des coups:

La partie la plus courte terminée en pat avec toutes les pièces sur l’échiquier, réalisée par Charles H Wheeler, se produit après les coups:

Ces parties sont absurdes du point de vue de stratégie aux échecs, mais ont cependant toutes deux été jouées pour plaisanter au cours de tournois, chacune menant à un match nul arrangé à l’avance.

La plus courte suite de coups menant au pat pour les deux joueurs, à être connue, a été réalisée par Enzo Minerva et publiée dans le journal italien l’Unita le 14 août 2007, et se constitue des coups:

Position finale (pat) de la partie Sibilio - Mariotti, 1982

Position finale (pat) de la partie Sibilio – Mariotti, 1982

La partie la plus courte terminée en un pat « sincère », au cours d’une partie sérieuse, fut jouée en 1982 à Ravenne, lorsque le maître italien Mario Sibilio obligea le grand maître Sergio Mariotti à finir en situation de pat au 27ème coup. Partie Sibilio - Mariotti, Ravenna 1982

Plus petit nombre de coups joués dans un tournoi

Dans le groupe Premier du mémorial Capablanca 2003, Péter Székely employa moins de 130 coups pour finir chacune de ses 13 parties en match nul (pour une moyenne de 10 coups par partie).

Partie avec la première prise la plus tardive

Durant la partie opposant Rogoff à Williams en 1969, au Championnat du Monde des Jeunes à Stockholm, la première prise (94. bxc5) n’arriva qu’au 94ème coup des Blancs. Partie Rogoff - Williams, Stockholm 1969

La partie Yates - Znosko Borovsky après 39 coups

La partie Yates – Znosko Borovsky après 39 coups

Celle opposant Filipowicz à Smederevac, en 1966 à Polanica Zdroj, se termina en match nul après le 70ème coup, la règle des cinquante coups ayant été mise à l’œuvre, et sans qu’aucune pièce ou aucun pion n’ait été capturé.

Partie décisive avec la première prise la plus tardive

La partie opposant Nuber à Keckeisen, en 1994 à Mengen, dura 31 coups sans une seule prise. A la fin, Keckeisen, se trouvant confronté à un échec et mat imminent, abandonna. Partie Nuber - Keckeisen, Mengen 1994

Au cours de la partie décisive opposant Yates à Znosko-Borovsky, en 1927 à Tunbridge Wells, la première prise eut lieu au coup 40. Partie Yates - Znosko Borovsky, Tunbridge Wells 1927

Partie avec le plus grand nombre de pièces clouées et impuissantes

Position finale de la partie Chandler - Kynoch

Position finale de la partie Chandler – Kynoch

Dans la position finale de la partie opposant G. Chandler à R. Kynoch, au Championnat des Clubs d’Edimbourg en 1981, le cavalier blanc en f6 parvint à faire échec et mat avec trois pièces noires capables de le capturer, à l’exception qu’elles ne le pouvaient pas car elles étaient toutes les trois clouées en étant situées devant le roi noir. Partie Chandler - Kynoch, Édimbourg 1981

Nouveautés théoriques

Le livre 1000 TN !!! The Best Theoretical Novelties regroupe les parties auxquelles se rapportent les dix nouveautés théoriques les mieux classées (TNs) qui apparurent dans 11 volumes sur 110 de Chess Informant (L’Informateur des Échecs).

La première nouveauté de cette sorte eut lieu lors du 4ème coup des Blancs, au cours de la partie opposant Karpov à Miles, en 1978 à Bugojno, à savoir 1. c4 b6 2. d4 e6 3. d5 Dh4 4. Cc3 ! La dernière eut lieu lors du 34ème coup des Noirs (34. Rd5 !), au cours de la partie opposant Shulman à Marin, en 2009 à l’Open de Reykjavik.

La seule partie à recevoir un classement parfait des membres du jury de la Chess Informant  est la partie opposant Miles à Belyavsky, en 1986 à Tilburg, avec la nouveauté du coup 18. f4 ! Elle reçut 90 points, 10 / 10 de la part des neuf membres du jury.

Records nationaux

Pays possédant le plus grand nombre de grands maîtres

Tout comme sous l’Union Soviétique, la Russie continua, après sa chute, de maintenir le record du nombre de grands maîtres. Dans le classement de janvier 2016, 217 des 1506 grands maîtres étaient russes. Vous pouvez lire également notre article intitulé 10 destinations de rêve pour un joueur d’échecs.

Ville possédant la plus grande concentration de grands maîtres

En 2005, la ville de Reykjavík, en Islande, avait un pourcentage plus élevé de grands maîtres qu’aucune autre ville dans le monde, par rapport au nombre d’habitants, avec huit grands maîtres (Jon Arnason, Jöhann Hjartarson, Margeir Petursson, Fridrik Olafsson, Throstur Thorhallsson, Helgi Gretarsson, Hannes Stefansson et Bobby Fischer). La ville de 114 000 habitants possédait ainsi un grand maître pour 14 000 habitants.

Records lors de tournois

Tournois parfaits et scores des matchs

Dans des tournois d’échecs de première importance, il est rare qu’un joueur finisse une partie, ou le tournoi, avec un score de 100%. Certaines personnes parvinrent toutefois à ce résultat :

  • Gustav Neumannen en 1865 à Berlin (34/34)
  • William Pollock en 1886 à Belfast (8/8)
  • Emanuel Lasker en 1893 à New York (13/13)
  • Henry Atkins en 1899 à Amsterdam (15/15)
  • José Raùl Capablanca en 1913 à New York (13/13, dont un forfait)
  • David Janowski en 1914 à Paris (9/9)
  • Alexander Alekhine en 1919-1920 à Moscou (11/11)
  • Boris Kostic en 1921-1922 à Hastings (7/7)
  • Bobby Fischer en 1963-1964 au Championnat d’échecs américain (11/11)
  • Alexander Beliavsky en 1978 à Alicante (13/13)

Ces autres personnes parvinrent à un score parfait à la fin de leurs matchs:

  • Howard Staunton contre Daniel Harrwitz en 1846 (7/7)
  • Wilhelm Steinitz contre Joseph Henry Blackburne en 1876 (7/7)
  • Capablanca contre Kostic en 1919 (5/5)
  • Fischer contre Mark Taimanov en 1971 (6/6) (en quart de finale du Tournoi des candidats)
  • Fischer contre Bent Larsen en 1971 (6/6) (en demi-finale du Tournoi des candidats)

William Lombardy est le seul joueur à être jamais parvenu à un score parfait au cours du Championnat du Monde d’échecs des Jeunes, ouvert aux joueurs en dessous de 20 ans à partir du 1er janvier de l’année de la compétition. Il parvint au score de 11-0 en 1957 à Toronto.

Vera Menchik remporta quatre tournois consécutifs du Championnat Mondial d’échecs féminin avec des scores parfaits, pour un total de 45 parties (8-0 en 1931 à Prague, 14-0 en 1933 à Folkestone, 9-0 en 1935 à Varsovie, et 14-0 en 1937 à Stockholm). Elle ne joua cependant que 43 des 45 parties puisque Harum, son adversaire autrichienne, ne put pas se rendre à Folkestone et déclara donc forfait pour chacune de ses parties de ce tournoi toutes rondes aller-retour.

Alekhine finit sur un 9-0 au premier échiquier, pour la France, au cours des 3èmes Olympiades d’échecs (en 1930 à Hambourg), et Dragolijub Ciric finit sur un score de 8-0 en tant que joueur de réserve (le 6ème joueur de son équipe), pour la Yougoslavie, durant les 17èmes Olympiades (en 1966 à La Havane), mais tous deux ne jouèrent qu’environ la moitié des parties qui leur étaient possibles. Robert Gwaze finit sur un score de 9-0 au premier échiquier, pour le Zimbabwe, au cours des 35èmes Olympiades (en 2002 à Bled).

Valentina Gunina remporta le tournoi de blitz de Moscou de 2010, en section féminine, avec un score de 17/17.

Wesley So parvint au score de 9/9 au Championnat d’échecs Inter-provinces par équipes de 2011, avec une performance de 3037. Il remporta la médaille d’or au tournoi de blitz masculin durant les SEA Games en 2011 en Indonésie, avec un score de 9/9 et une performance de 3183. Enfin il remporta le Championnat International de Blitz de Calgary avec un score de 9/9.

Joueurs ayant remporté le plus de tournois

A la date de décembre 2011, John Curdo s’était classé premier dans 865 tournois.

Joueurs ayant remporté le plus de victoires dans un championnat national

A la date de novembre 2014, Carlos Juarez avait remporté 25 fois le championnat national de Guatemala.

Joueurs ayant remporté le plus de victoires décisives en tournois interzones

Le meilleur pourcentage au niveau du score durant un tournoi interzone est de 82,5% (16,5/20 points), réalisé par Alexander Kotov au Tournoi Interzone de 1952 de Stockholm. Le plus grand nombre de victoires est celui de Bobby Fischer, qui remporta la Palma de Mallorca Interzonal en 1970 avec 18,5/23 points, soit 3,5 points de plus que les joueurs ayant fini à la seconde place, Bent Larsen, Efim Geller et Robert Hübner.

Joueurs ayant remporté le plus de parties

Gustav Neumann remporta chacune de ses 34 parties au tournoi susmentionné de Berlin, en 1865.

Joueurs ayant perdu le plus de parties

Nicholas McLeod détient le record du plus grand nombre de parties perdues en un seul tournoi : il perdit 31 parties durant le Sixième Congrès d’échecs américain en 1889 à New York, pour six victoires et un match nul. McLeod n’avait que 19 ans au moment du tournoi et ce tournoi toutes rondes de 20 joueurs avec parties aller-retour, fut l’un des plus longs tournois dans l’histoire des échecs.  Le joueur qui perdit le plus grand nombre de parties sans aucune victoire ou aucun match nul est le Colonel Moreau. En 1903 à Monte Carlo, Moreau perdit chacune de ses 26 parties.

Pendule d'échecsJoueurs ayant perdu toutes leurs parties au temps

Au tournoi de 1969 de Busüm, Friedrich Sämisch perdit ses 15 parties en dépassant le temps accordé. Il perdit de la même manière ses 13 parties au tournoi de 1969 de Linköping.

Tournois avec le plus de champions du monde en présence

Le tournoi organisé à Nottingham en 1936 rassembla cinq champions du monde, déjà classés, en train de se faire connaître, et futurs champions : le champion du moment Max Euwe ; Alexander Alekhine, qui venait de perdre le titre face à Euwe l’année précédente, et le regagna l’année suivante, les anciens champions Emanuel Lasker et José Raùl Capablanca ; et Mikhail Botvinnik, qui sortit vainqueur du tournoi en 1948. ce record fut égalé durant le Championnat de Moscou en 1971 et au cours du Championnat d’échecs Soviétique en 1973, dans chacun desquels se trouvèrent les anciens champions Vassily Smyslov, Mikhail Tal et Tigran Petrosian ; Boris Spassky, qui fut champion de 1969 à 1972 ; et le futur champion Anatoly Karpov.

Tournois avec le plus d’égalité à la première place

Treize joueurs parvinrent à égalité en première place avec un score de 5 points sur 6 rondes à l’Open national qui se tint du 17 au 19 mars 2000 à Las Vegas: les grands maîtres Jaan Ehlvest, Alexander Goldin, Alexander Baburin, Pavel Blatny, Eduard Gufeld, Yuri Shulman, Alex Yermolinsky, Gregory Kaidanov, Dmitry Gurevich, Alexander Stripunsky et Gregory Serper, et les maîtres internationaux Rade Milovanovic et Levon Altounian.

Tournois avec le plus grand pourcentage de joueurs ayant fini avec un score en dessous de 50%

Au tournoi de Linares en 2001, cinq des six joueurs (soit 83,3%) finirent avec un score inférieur à 50%. Garry Kasparov atteignit la première place avec un score de 7,5/10 tandis que Judit Polgar, Alexander Grischuk, Peter leko, Alexei Shirov et Anatoly Karpov parvinrent à une égalité tous les cinq, chacun ayant 4,5/10 points.

Tournois avec le plus grand pourcentage de parties nulles

Au Mémorial Petrosian 1999, 42 des 45 parties se soldèrent par un match nul (93,5%). Cinq des dix joueurs firent nul à chacune de leurs parties.

Tournois dans lesquels les joueurs ont réalisé les plus hautes performances élo

  1. 3102, Fabiano Caruana, Sinquefield Cup 2014
  2. 3001, Magnus Carlsen, Pearl Spring 2009
  3. 2999, Gabriel Sargissian, Zafra 2007

Note : si l’on inclut les performances réalisées avant la création du système de performances Elo, alors le score d’Emanuel Lasker de 13/13 au Tournoi de New York de 1893 correspond à une performance de 3190. Le tournoi était de la 12ème catégorie et le niveau élo de Lasker à ce moment-là était de 2749.

Victoires consécutives

Wilhelm Steinitz remporta ses 16 dernières parties en 1873 à Vienne, dont un match décisif contre Blackburne à la toute fin. Il ne joua plus aux échecs de façon sérieuse jusqu’à un match en 1876 contre Blackburne, que Steinitz écrasa 7-0. Après une longue période d’inactivité, Steinitz joua en 1882 à Vienne, où il gagna ses deux premières parties, avant d’être finalement stoppé sur sa lancée par un match nul. La suite de 25 victoires de Steinitz en neuf ans n’a jamais été égalée.

Plus récemment, Bobby Fischer a gagné 20 parties consécutives, toutes aux derniers niveaux du cycle du championnat du Monde (certains commentateurs parlent de 19 parties en choisissant de ne pas compter la partie contre Oscar Panno, qui abandonna après le 1er coup de Fischer en guise de protestation). Fischer gagna ses 7 dernières parties du tournoi interzonal de Palma de Mallorca en 1970 (en comptant la partie contre Panno), puis balaya Mark Taimanov sur le score de 6-0 en quart de final et Bent Larsen sur le même score en demi-finale. Dans la finale des matchs des candidats, Fischer gagna la première partie contre l’ancien champion du Monde Tigran Petrosian avant que Petrosian ne mette fin à cette série en gagnant la seconde partie du match.

Parties consécutives sans une défaite

Entre le 23 octobre 1973, où il perdit une partie au championnat soviétique et le 16 octobre 1976, où il perdit face à Kirov au tournoi de Novi Sad, Mikhail Tal avait une liste de 95 parties en tournois sans une défaite (46 victoires et 49 matchs nuls). Tal possède aussi la seconde place au record du plus grand nombre de parties gagnées à la suite en compétition de haut niveau. Il gagna 86 parties à la suite de juillet 1972, lorsqu’il perdit face à Gunnar Uusi à la 10ème ronde à Viljandi, jusqu’à avril 1973, quand il perdit contre Balashov à la deuxième ronde du Championnat par Equipes d’URSS tenu à Moscou. Sa série compta 47 victoires et 39 matchs nuls.

José Raùl Capablanca demeura huit ans sans défaite (de 1916 à 1924, incluant sa participation au Championnat du Monde d’échecs de 1921 et sa victoire sur Emmanuel Lasker), mais ce ne fut « que » pour un total de 63 parties.

Joueurs ayant remporté le plus de victoires contre des champions du monde

Paul Keres, Viktor Korchnoi et Alexander Beliavsky sont les seuls joueurs d’échecs à avoir battu neuf champions du monde incontestés. Quatre parmi eux furent battus par chacun des trois joueurs : Vassily Smyslov, Mikhail Tal, Tigran Petrosian et Boris Spassky. Keres battit également José Raùl Capablanca, Alexander Alekhine, Max Euwe, Mikhail Botvinnik et Bobby Fischer ; Korchnoi battit Mikhail Botvinnik, Bobby Fischer, Anatoly Karpov, Garry Kasparov et Magnus Carlsen ; Beliavsky battit Anatoly Karpov, Garry Kasparov, Vladimir Kramnik, Viswanathan Anand and Magnus Carlsen. Par ailleurs Korchnoi battit les champions du monde officialisés par la FIDE Ruslan Ponomariov et Veselin Topalov, tandis que Beliavsky battit le champion de la FIDE Alexander Khalifman.

Si les champions du monde contestés doivent être inclus dans cette liste, alors Garry Kasparov partage le record de Korchnoi de 11 champions battus. Kasparov battit sept champions du monde incontestés (Smyslov, Tal, Petrosian, Spassky, Karpov, Kramnik, Anand) ainsi que quatre champions du monde officialisés par la FIDE (Khalifman, Ponomariov, Rustam Kasimdzhanov et Topalov).

Records de classement

Joueurs ayant obtenu les plus hauts classements

records classements élo

Les 20 meilleurs classements élo

Le plus haut classement Elo qu’un joueur ait jamais reçu de la FIDE, la Fédération Mondiale des Echecs, est de 2882, que Magnus Carlsen atteignit en mai 2014. La figure ci-contre, tirée du site 2700chess.com le 30 janvier 2017, représente les records de classement des 20 meilleurs joueurs.

Carlsen détient aussi le record « non officiel » de 2889,2, performance atteinte le 21 avril 2014.

Joueurs en tête du classement ayant réalisé le plus grand écart avec les autres participants

En juillet 1972, sur la liste du classement de la FIDE, la performance de 2785 de Bobby Fischer était de 125 points au-dessus du deuxième plus grand score, alors détenu par le champion du monde régnant, Boris Spassky (2660). Kasparov réalisa le plus grand écart élo avec 82 points en janvier 2000. En mai 2015, Magnus Carlsen réalisa possédait un écart de 72 points , et son plus grand écart fut de 74 points en octobre 2013.

Jeff Sonas, de Chessmetrics, calcula qu’en avril 1876 Wilhelm Steinitz était le joueur le mieux classé dans le monde, avec une performance de 199 points au-dessus de celle de Henry Bird, le deuxième joueur le mieux classé à l’époque.

Records en fonction de l’âge des joueurs

Grands maîtres les plus jeunes

Le plus jeune joueur a avoir reçu le titre de grand maître délivré par la FIDE est Sergey Karjakin. En 2002 il se qualifia pour le titre (à l’âge de 12 ans et sept mois pile). Hou Yifan détient depuis 2008 le record de la plus jeune femme à devenir grand maître, à l’âge de 14 ans et 6 mois.

Le tableau ci-dessous résume l’histoire du record de précocité pour le titre de grand maître, à partir des données de cette page wikipedia.

Records de précocité pour le titre de grand maître aux échecs

 

Grands maîtres les plus vieux

Plusieurs joueurs ont reçu à titre honorifique ou rétrospectif l’appellation de « grand maître », d’après leurs performances. Le plus vieux d’entre eux est Enrico Paoli, qui reçut le titre en 1996 à l’âge de 88 ans.

Si l’on excepte les récompenses rétrospectives, un certain nombre de joueurs ont reçu le titre en remportant le Championnat du Monde Senior. Le joueur le plus âgé à avoir gagné le titre est Yuri Shabanov, qui remporta l’événement de 2003 et reçut le titre à l’âge de 66 ans.

Joueurs les plus jeunes à avoir battu un grand maître

Le 28 juillet 2012, Awonder Liang, âgé de neuf ans, trois mois et vingt jours, battit le grand maître Larry Kaufman au tournoi international de Washington.

Records dans les parties simultanées et les parties à l’aveugle

Meilleurs et pires résultats lors de parties simultanées

En 1922, José Raùl Capablanca, proclamé récemment champion du monde, joua contre 103 adversaires à Cleveland. Il termina ses parties après sept heures de jeu, avec un score de 102 victoires et un match nul (99,5%), réalisant ainsi le meilleur résultat jamais atteint dans des parties simultanées, parmi 75 tournois de ce genre.

Le meilleur résultat au cours d’un tournoi de parties simultanées contre des grands maîtres a été réalisé par l’ancien champion du monde Garry Kasparov, par sa performance contre une équipe israelienne constituée de Boris Alterman, Alexander Huzman, Ilya Smirin et Emil Sutovsky en 1998 à Tel Aviv. Pour cet événement, la moitié des adversaires de Kasparov jouèrent avec les Noirs, et l’autre moitié avec les Blancs, ce qui n’est pas commun en tournoi de parties simultanées. Une deuxième ronde fut jouée deux jours plus tard avec les couleurs inversées. Kasparov parvint à un score de 7-1 contre une équipe classée à plus de 2600 points et considère ce tournoi comme l’apothéose de toutes les performances qu’il réalisa au cours de sa carrière. Paul Morphy réalisa une performance également impressionnante. Le 26 avril 1859, au Club d’Echecs de Londres St James, Morphy joua « cinq parties simultanées contre un groupe de maîtres qui peut être décrit comme étant dans le top 10 de ce jour-là », avec un score de 3-2. il battit Jules Arnous de Rivière et Henry Bird, fit match nul face à Samuel Boden et Johann Löwenthal, et perdit uniquement contre Thomas Wilson Bames.

Le pire résultat en parties simultanées réalisé par un maître se produisit en 1951, quand le maître international Robert Wade participa à un tournoi de parties simultanées contre 30 écoliers russes, âgés au plus de 14 ans. Après sept heures de jeu, Wade perdit 20 parties et fait match nul à 10 d’entre elles (16,7%).

Joueurs ayant joué le plus de parties à l’aveugle en même temps

Miguel Najdorf joua 45 parties à l’aveugle en même temps en 1947 à Sao Paulo, en gagnant 39, en perdant deux et faisant quatre matchs nuls (après un événement similaire en 1943 à Rosario, en Argentine, contre 40 joueurs). Plus tard, Janos Flesch déclara avoir battu ce record avec 52 parties en même temps, mais ses parties n’étaient pas arbitrées de manière correcte et le résultat ne fut pas reconnu. En novembre 2011, le maître allemand méconnu Marc Lang battit le record de Najdorf en jouant contre 46 adversaires.

En décembre 2016, le grand-maître ouzbèke Timur Gareyev a joué 48 parties simultanée à l’aveugle avec pour résultat 35 victoires, 7 nuls et 6 défaites. La simultanée, qui s’est déroulée à Las Vegas, a duré 19 heures.

Tournois ayant compté le plus de parties simultanées

Le 21 octobre 2006, un gigantesque tournoi avec des parties simultanées fut organisé à El Zocalo, dans le square principal de Mexico City. Environ 600 maîtres y jouèrent, chacun contre 20 à 25 adversaires. Le nombre total de joueurs était de 13.446, selon les autorités. Les tables avaient été placées dans des carrés de différentes couleurs, chacun contenant sept échiquiers. D’une certaine façon, le square ressembla ce jour-là à un échiquier géant en lui même. Anatoly Karpov fut invité à l’événement mais ne joua aucune partie tant il fut occupé à signer quelques 1951 exemplaires de son dernier livre. Le Livre des records mondiaux classe cet événement parmi les plus importants qui ait pu se tenir en une seule journée.

Ce record fut battu le 24 décembre 2010 à Ahmadabad en Inde, où il y eut environ 20.500 parties simultanées la même journée. Le champion du monde du moment, Viswanathan Anand, fut l’un des invités d’honneur et participa aux parties.

Joueurs ayant affronté le plus d’adversaires en parties simultanées

Du 8 au 9 février 2012, le grand maître iranien Ehsan Ghaem-Maghami entra dans le livre des records pour avoir joué le plus de parties simultanées. Il joua 25 heures contre 604 adversaires, gagnant 580 parties (97,35%), faisant 16 matchs nuls et en perdant 8.

Records d’articles concernant les échecs

Rédacteurs ayant écrit la plus longue rubrique sur les échecs

L’article de la rubrique sur les échecs de Leonard Barden, pour le London Evening Standard, commença en juin 1956, et fut publié quotidiennement dans le journal jusqu’au 30 juillet 2010, un total de 54 ans et un mois. Il se poursuit en ligne, et continue ainsi depuis le 26 mai 2015.

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