Juil 212016
 

Jouer aux échecs, c’est bien. Gagner, c’est mieux

Comment mater aux échecsEn étudiant nos articles précédents, vous avez d’ores et déjà de bonnes bases pour jouer une partie d’échecs. Vous prendrez sûrement plaisir à faire évoluer vos pièces, à essayer de prendre celles de l’adversaire, à essayer de ne pas perdre les vôtres… C’est bien, mais le but du jeu reste de mater son adversaire, et la meilleure façon d’y arriver n’est pas toujours évidente pour les joueurs débutants.

Alors après avoir étudié les mats élémentaires, lisez cet article: vous y découvrirez 6 façons de venir à bout de vos adversaires.

Profiter d’une faute d’inattention pour mater

Les joueurs débutants commettent souvent des fautes d’inattention. Il ne faut pas rater l’occasion de mater ! Voici un exemple tiré d’une partie de Marie:

Dans cette position, les Blancs ont joué 25.a4 sans voir que 25…Td1+ 26.Ce1 (forcé) Txe1 est mat. C’est un exemple du mat du couloir, l’un des plus fréquents chez les débutants. Les Blancs auraient dû prévoir une case de fuite pour leur Roi en jouant 25.g3 ou 25.h3. Avec une Tour et un pion de plus, les Noirs devaient de toute façon gagner la partie comme nous le verrons plus bas.

L’attaque directe sur le Roi

A un niveau un peu plus élevé, il ne faut plus trop compter sur une faute d’inattention de l’adversaire pour gagner. Pour mater en milieu de partie, il faut alors réussir à monter une attaque de mat. Voici un exemple de partie gagnée par Marie grâce à une attaque sur le Roi adverse (cliquez sur les coups pour voir la partie).

Parfois, l’attaque sur le Roi adverse nécessite le sacrifice d’une pièce. Il faut alors bien calculer les variantes après les différentes réponses de son adversaire pour être sûr que l’adversaire ne pourra pas parer l’attaque:

Vous trouverez d’autres exemples d’attaques contre Roi adverse dans ces articles:

Mater en finale

Avec un avantage d’au moins une Tour, on peut réussir à mater en fin de partie en utilisant les techniques de mat élémentaires. Voici un exemple:

Convertir un avantage matériel

Pour gagner, il faut aussi savoir convertir en victoire un petit avantage matériel, parfois aussi faible qu’un pion. Pour cela, il va falloir suivre ces trois conseils:

Conseil 1: échanger les pièces

Échanger les pièces permet en effet:

  • de réduire toute chance de contre-jeu de l’adversaire. Échanger les Dames, par exemple, permet de réduire les possibilités d’attaque sur le Roi.
  • d’augmenter (mathématiquement) son avantage relatif. Concrètement, au début de la partie la valeur totale de toutes les pièces est de 39 pions. Avoir un pion d’avance correspond donc à un avantage de 1 sur 39, soit moins de 3% (même si les chances de gain avec un pion de plus sont plus importantes que cela). Si toutes les pièces sont échangées, l’avantage passera à 1/8, soit 12%.

Pour aller plus, lisez notre article intitulé Comment simplifier pour gagner

Conseil 2: garder les pions

Si l’avantage matériel est inférieur à une Tour, il faut éviter d’échanger les pions mais essayer de gagner les pions de l’adversaire. Garder au moins un pion est indispensable pour pouvoir le promouvoir et mater son adversaire. Par exemple, dans le diagramme suivant, les Blancs ne doivent pas accepter l’échange des pions par 1.gxf5 (qui conduit après 1…Rxf5 à un nul immédiat pour cause de matériel insuffisant), mais au contraire garder leur pion en jouant 1.g5

Conseil 3: promouvoir un pion

Il ne reste plus qu’à promouvoir un pion en Dame (ou en Tour) et à utiliser les techniques de mat élémentaire pour gagner. Dans l’exemple précédent, la partie pourrait ainsi se terminer par:

Découvrez d’autres conseils pour promouvoir un pion dans cet article: Comment créer, avancer et promouvoir un pion passé

Gagner par abandon

Abandon aux échecsEn compétition, un joueur ayant un retard matériel important (une pièce de moins) sans contre-partie (une attaque sur le Roi adverse, par exemple) ne continue pas en général la partie. Il fait confiance à son adversaire pour exploiter cet avantage matériel et abandonne. On peut abandonner en couchant son Roi, en tendant la main à son adversaire ou en arrêtant la pendule.

Gagner au temps

Si vous embêtez suffisamment votre adversaire pendant la partie (sur l’échiquier, hein ? Il est interdit de lui donner des coups de pieds sous la table), si vous arrivez à compliquer la position, il prendra plus de temps pour réfléchir, ne pourra peut-être pas jouer tous ses coups dans le temps imparti et perdra ainsi au temps.

Découvrez ici 10 conseils pour bien gérer le temps aux échecs

Pour conclure…

Et vous, comment avez-vous gagné votre première partie ? N’hésitez pas à nous le raconter dans les commentaires ci-dessous !

Photo: Andreas Kontokanis

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